Résumé

Ph. Vidal La taxe unique sur les boissons hygiéniques… (1900)

« Dans les villes qui seront soumises à la Taxe Unique pour les vins, cidres, poirés et hydromels, le droit général de consommation imposé sur les eaux-de-vie, esprits, liqueurs et fruits à l'eau-de-vie, sera perçu à l'entrée lorsque le destinataire ne jouira pas de l'entrepôt ». L'article 18 de la loi du 25 juin 1841 dit : « en même temps que le droit d'entrée ». Mais pourquoi le législateur n'a-t-il pas compris le droit de consommation dans la Taxe Unique, pourquoi distinguer suivant qu'il s'agit de boissons hygiéniques ou de boissons spiritueuses ?
Source : Gallica

Ph. Vidal La taxe unique sur les boissons hygiéniques… (1900)

Ils veulent en un mot reculer de plus en plus l'exercice qui a pour conséquence, disent-ils, d'établir entre les contribuables d'une même localité une différence qui ne se justifie pas. Cette égalité, disent-ils, améliorerait le sort de l'ouvrier qui achète au cabaret. Les autres, au contraire, soutiennent que loin d'assurer l'égalité, la Taxe Unique ne fait que l'écarter : elle est préjudiciable à la fois aux producteurs et aux consommateurs : elle empêche les premiers de placer leurs produits en diminuant la consommation, elle entrave pour les seconds l'approvisionnement en gros.
Source : Gallica

Ph. Vidal La taxe unique sur les boissons hygiéniques… (1900)

L'effet de la Taxe Unique, a-t-il dit, est de favoriser les débitants au détriment des consommateurs ordinaires. Est-il même certain qu'ils diminueront le prix de leur vin et que l'ouvrier qui est obligé d'acheter son vin chez eux, le paiera un prix moindre? Quant à celui qui consomme le vin en famille, qui l'achète directement au producteur et qui n'était pas jusqu'à présent assujetti au droit de détail, il aura à payer ce même droit sous la forme de la Taxe Unique et il ne sera
pas affranchi du droit de circulation.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature