Résumé

Georges Lotte De la réglementation des débits de boissons… (1908)

L'ouvrier qui a un crédit ouvert dans un débit ne fréquente plus que cet établissement, d'abord parce qu'il est certain de pouvoir y boire sans bourse délier, sans que le prix de sa consommation lui soit réclamé, en second lieu parce qu'il redoute, à bon droit du reste, que le débitant ne le force à payer immédiatement ses dettes, s'il apprenait que son débiteur va dans d'autres établissements que le sien. Et comme le paiement immédiat de ses dettes lui est impossible, il n'a garde de donner prise à la critique du patron. Bien au contraire, se sentant à la merci.
Source : Gallica

Georges Lotte De la réglementation des débits de boissons… (1908)

Il n'est pas douteux, en effet, que, de façon générale, celui qui va au débit, y va non pour satisfaire un besoin véritable, mais pour contenter un désir qui, par la force de l'habitude, se transforme bientôt en passion. Si bien que, sous le couvert de la vente des boissons, le débitant poursuit en réalité l'exploitation d'une passion, exploitation qui ne peut laisser le législateur indifférent.
Source : Gallica

Georges Lotte De la réglementation des débits de boissons… (1908)

Les pénalités dont nous venons de parler frappent uniquement le fait, pour le débitant, de favoriser l'ivresse ou de verser des boissons alcooliques à des mineurs de seize ans.
Doit-on, ainsi que le prescrit la loi de 1873, se contenter de cette responsabilité pénale qui ne lie le débitant que pour ce qui se passe dans son établissement ?
Le débitant qui a laissé s'enivrer un individu, répondent plusieurs législations étrangères, est tenu de veiller sur cet individu ; il doit être rendu responsable des conséquences de l'ivresse qu'il a encouragée ou provoquée (1) .
Source : Gallica

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