Louis François Étienne Bergeret

Résumé

Louis François Étienne Bergeret De l'Abus des boissons alcooliques… (1870)

Au milieu d'une rixe avec d'autres ivrognes, un de ses adversaires lui assène un vigoureux coup de poing sur son gros nez. Celui-ci, fortement contusionné, s'enflamme : un point noir paraît à l'extrémité ; c'était de la gangrène ; la tache sombre s'étend, gagne de proche en proche, envahit tout le nez; une fièvre vive s'allume, et l'ivrogne meurt au moment où son nez, entièrement gangrené, allait se détacher de sa figure ; un érysipèle avait éclaté autour des parties tombées en putréfaction; cet érysipèle envahit le cuir chevelu, amena du délire et tous les signes d'une inflammation du cerveau
Source : Gallica

Louis François Étienne Bergeret De l'Abus des boissons alcooliques… (1870)

Sa raison, égarée par les fumées de l'alcool, avait laissé pénétrer dans son cerveau des fantômes imaginaires dont il avait entretenu ses amis les jours précédents.
L'ivrogne que poursuivent des idées de suicide les puise souvent dans ses excès même, qui finissent par répandre sur son esprit la teinte la plus lugubre ; tous les objets s'assombrissent autour de lui. Il n'est pas rare alors de le voir chercher la mort dans le liquide même qui lui a versé au fond de l'âme le poison amer de la mélancolie et de la désespérance.
Source : Gallica

Louis François Étienne Bergeret De l'Abus des boissons alcooliques… (1870)

On observe assez souvent l'ivresse chez les jeunes gens, mais plus rarement l'ivrognerie. C'est à cet âge que l'on supporte le mieux les excès de table : néanmoins, lorsqu'on s'y livre un peu fréquemment, et, surtout, s'ils deviennent une habitude, ils flétrissent rapidement la jeunesse la plus florissante, en préparant à la vieillesse, quand l'alcooliste y parvient, les plus tristes infirmités. La plupart des hommes, a dit la Bruyère, emploient la première moitié de leur vie à rendre l'autre moitié misérable.
Source : Gallica

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