Résumé

Germain Marty Contribution à l'étude de l'alcoolisme (1873)

PREMIER DEGRÉ , — Ivresse légère. —Le premier degré de l'ivresse n'est pas, à proprement parler, du ressort de la pathologie ; il ne produit qu'une exagération fonctionnelle qui, si elle n'est pas poussée au-delà des bornes de la raison, et chez les personnes ordinairement sobres, n'a rien de contraire aux lois de l'hygiène et de la morale. Sous son influence, le pouls s'accélère, la température s'élève, la respiration devient plus fréquente, le visage s'anime, le regard s'allume. On se sent plus fort, plus agile, la
puissance génésique semble considérablement augmentée.
Source : Gallica

Germain Marty Contribution à l'étude de l'alcoolisme (1873)

Quand on connait le trouble profond que l'alcool apporte dans l'organisme, quand, d'un autre côté, on considère la précision et la sûreté de mouvements qui, sous peine des plus graves dangers, sont indispensables dans certains métiers, on est saisi d'effroi en voyant sortir de la taverne pour retourner à leur travail des ouvriers fortement excités par le vin ou l'eau-de-vie.
Mais c'est sans contredit les dimanches et les jours de repos que l'ivresse occasionne le plus d'accidents. Il est rare qu'il ne survienne pas quelque rixe entre des gens qui restent des journées entières au cabaret.
Source : Gallica

Germain Marty Contribution à l'étude de l'alcoolisme (1873)

Influence de l'ivresse sur les facultés intellectuelles. — La présence de l'alcool dans les centres nerveux détermine parfois une surexcitation assez forte pour donner lieu à de véritables accès de manie. L'un est en butte aux hallucinations, l'autre se livre à des actes contraires à la décence et à la morale; un troisième se suicide. « L'ivresse, dit Brierre de Boismont (d) , peut provoquer soit l'idée de suicide chez l'homme qui n'y était nullement enclin, soit la manie du vol, soit l'exaltation furieuse des désirs sexuels.»
Source : Gallica

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