Dégénérescence graisseuse

Définition et enjeux

Portrait de Paul Schützenberger Paul Schützenberger Chimie appliquée à la physiologie animale… (1864)

La dégénérescence graisseuse proprement dite est une transformation réelle de l'élément du tissu en une substance émulsive, où la graisse apparaît dans un grand état de division dans l'intérieur même des éléments ; en même temps les phénomènes de nutrition deviennent moins marqués ; elle peut intéresser les tissus nerveux, musculaire, cellulaire, cartilagineux, osseux, les cellules des ganglions, les globules blancs du sang, et, en général, toutes les parties molles.
Source : Gallica

Henri Hallopeau Traité élémentaire de pathologie générale… (1884)

La dégénérescence graisseuse est certainement l'indice d'un trouble grave de la nutrition ; elle est susceptible de disparaître si les conditions dont elle a été le résultat cessent d'exister, mais plus souvent elle aboutit à la destruction de l'élément; c'est un mode de mortification. On doit en admettre l'existence chaque fois que l'élément chargé de granulations est atrophié et hors d'état de remplir ses fonctions ; il en est ainsi par exemple des tubes nerveux sectionnés et des cellules du foie dans l'ictère grave.
Source : Gallica

Portrait de Oscar Israel Oscar Israel Traité pratique d'histologie pathologique (1891)

Primitive ou secondaire, la métamorphose graisseuse est l'une des manifestations morbides les plus fréquentes qui frappent les éléments cellulaires. Sauf les cellules ganglionnaires nerveuses et les globules rouges du sang dont on n'a jamais observé la dégénérescence graisseuse, toutes les autres cellules, normales ou néoformées, de l'organisme humain sont passibles de la destruction par métamorphose graisseuse. Il s'agit d'un processus régressif ; les manifestations vitales de la cellule s'arrêtent avec la transformation de l'albumine élémentaire en graisse.
Source : Gallica

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