Résumé

Louis Bard Précis d'anatomie pathologique (1899)

Il refuse à tous les tissus de l'organisme adulte, quels qu'ils soient, la propriété de donner naissance à des tumeurs. La puissance proliférative nécessaire pour cela n'appartient d'après lui qu'aux tissus de l'embryon ; s'il arrive que des tumeurs peuvent apparaître à l'âge adulte, c'est que, pense-t-il, quelques cellules de l'embryon ont été incluses au milieu des tissus de l'adulte, qu'elles ont pu vivre là d'une vie latente, sans poursuivre leur évolution, jusqu'au jour où une cause occasionnelle inconnue vient réveiller leur activité et provoquer à leurs dépens la formation d'une tumeur.
Source : Gallica

Louis Bard Précis d'anatomie pathologique (1899)

Il importe d'apprendre à ne confondre cette lésion très spéciale, ni avec les inflammations interstitielles chroniques, ni avec les tumeurs kystiques vraies.
C'est cette confusion qui a inspiré les deux théories pathogéniques classiques de cette affection, celle de la sclérose avec rétention des produits sécrétés, et celle de la néoplasie épithéliale. Pour nous, la maladie kystique est une lésion très spéciale, d'origine congénitale; elle résulte d'un vice de conformation initial de la gaine vitrée qui sert de soutènement au revêtement épithélial des acinis et des canaux excréteurs.
Source : Gallica

Louis Bard Précis d'anatomie pathologique (1899)

Dans les tumeurs les cellules poursuivent leur évolution physiologique, elles restent vivantes et bien vivantes. C'est cette intensité même de la vie de la cellule proliférée qui constitue tout le danger de la tumeur, toute sa puissance d'accroissement et de généralisation. Comme nous le verrons par la suite, la dégénérescence des cellules suit au contraire de près leur prolifération dans les processus infectieux. La généralisation de ces derniers, leurs foyers secondaires, résultent de proliférations des tissus locaux, et non de cellules émigrées comme dans les tumeurs.
Source : Gallica

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