La dégénérescence, concept interdisciplinaire, désigne une altération progressive de l'organisme ou de l'esprit, souvent liée à des causes physiques, morales ou héréditaires. Alfred Maury l'analyse comme un processus influencé par l'environnement et les passions, tandis que Nietzsche la relie à une perception de la décadence et de l'« âme malade ».
Edmond Haraucourt, dans Le Gorilloïde, l'illustre comme une étape entre l'homme primitif et une forme dégradée. René Doumic la rattache à des états émotionnels comme la mélancolie, et Emmanuel Régis souligne ses manifestations spontanées. Ces approches, diverses, révèlent une préoccupation centrale : la tension entre biologie, société et évolution humaine.