Lucien Fabre

Élements biographiques

Portrait de Lucien Fabre Lucien Fabre,  Rabevel ou Le mal des ardents

“ Sur la porte, Angèle se tenait, pâle, comme défaillante. Elle répéta d’un air égaré : François ! Puis, comme les yeux désillés : c’est toi, Bernard ? où est François ?... « Elle est folle ! » se dit Rabevel avec inquiétude. Il ajouta à voix haute : « Mais qu’as-tu donc ? François ?... Il est à deux mille kilomètres d’ici en plein océan ». Elle eut la force de refermer la porte et de venir tomber dans ses bras en sanglotant de bonheur. « Ah ! oui, elle m’aime » pensa Bernard ; et il sentit à ce moment dans sa plénitude une impression de puissance, d’orgueil et de sécurité. ”
Source : Wikisource

Portrait de Lucien Fabre Lucien Fabre,  Rabevel ou Le mal des ardents (1923)

“ La Farnésina fit des coquetteries : « On ne me la sacrifiera pas une pauvre petite fois ? »
— Qu’as-tu donc ? dit Ramon à voix basse. Tu ne vois pas qu’elle est folle de toi ?
Alors Bernard joua le grand jeu. Il feignit le coup de foudre, l’affolement. Il avait l’air de sacrifier son passé, ses projets, ses plus chères amours à la passion soudaine, baisa la main de la courtisane et relevant la tête lui offrit un visage si exalté qu’elle le repoussa dans l’ombre de la loge sans plus savoir ce qu’elle faisait et le baisa sur les deux joues à pleines lèvres comme un enfant : « Oh ! chérubin ! »
”
Source : Gutenberg

Portrait de Lucien Fabre Lucien Fabre,  Rabevel ou le mal des ardents, Volume 3…

“ Olivier sentit refluer à son visage un sang brûlant ; il eut l’impression soudaine d’un soufflet. Un besoin animal de posséder cette femme, sans un désir précis, sans qu’aucune vision l’y excitât, sans même qu’il eût conscience d’une volonté passagère de sa chair, l’envahissait tout d’un coup d’une façon impérieuse qu’il avait ignorée jusqu’à ce jour. Les passades rapides, les fredaines d’étudiant s’expliquaient par des raisons toutes naturelles ; mais il lui parut que cette obéissance instinctive et immédiate aux désirs d’une femme le ravalerait au rang d’un amant servile. ”
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature