Résumé

C. de Varigny L’Asie à l’Exposition universelle

C’est encore l’Asie, mais ce n’est plus l’Inde. Entre l’Inde des védas et la Chine que nous abordons, l’Himalaya, ceinture rocheuse du monde, demeure de Siva, dresse son éternelle barrière, son mur de montagnes dont les cimes altières, les plus hautes de l’univers, défient les efforts de l’homme. Dans les trois défilés qui serpentent entre ces masses énormes, l’air est empoisonné, mortel pour l’Indien comme pour le blanc. Derrière ce mur infranchissable, les hordes jaunes des fils du Céleste-Empire ont passé maintes fois sans que leurs retentissantes clameurs aient réveillé l’Inde assoupie.
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C. de Varigny L’Asie à l’Exposition universelle

Toute cette partie de l’exposition japonaise est merveilleuse, du goût le plus fin et le plus délicat, le plus sobre et le plus épuré. On ne peut qu’applaudir aux efforts de ce peuple si profondément sympathique. Dans la vieille Asie, il personnifie le mouvement et la vie, la civilisation de l’Europe, qu’il s’assimile avec une prodigieuse souplesse, ses idées et ses mœurs, ses coutumes et son costume, qu’il adopte au détriment de son originalité. Au Japon moderne, impatient de progrès, ses détracteurs reprochent de marcher trop vite dans une voie nouvelle.
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C. de Varigny L’Asie à l’Exposition universelle

C’est l’extrémité de l’Asie, l’Asie des îles de la Sonde, aux noms sonores et doux, à la flore enivrante, aux forêts vierges, à la faune d’une infinie variété. Le royaume des Épices, cette riche et fertile contrée dont, au XVIe siècle, l’Europe rêva, que ses hardis navigateurs cherchaient par-delà le cap Horn, et dont est sortie la race canaque qui peuple la Polynésie, la populeuse Java, miroir où se reflètent l’Inde et la Chine, étale derrière le palais de la Cochinchine son Kampong exotique, ses cases rudimentaires.
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