Résumé

C. Lavollée Politique de la France en Asie

De même que la conquête de l’Amérique a assuré au XVIe siècle la grandeur politique et la prospérité matérielle des nations qui les premières ont couru cette lointaine aventure, de même aujourd’hui les idées et les convoitises de l’Europe sont entraînées vers l’extrême Orient, et l’influence est promise aux peuples assez habiles pour s’y ménager une place. On ne sera désormais puissant en Europe qu’à la condition d’être au moins présent sur tous les points du globe où les drapeaux de la civilisation se déploient, dans toutes les mers où la vapeur transporte les marchandises et les colons.
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C. Lavollée Politique de la France en Asie

Il se peut que l’Angleterre soit, au point de vue commercial, beaucoup plus intéressée que nous ne le sommes à l’ouverture de la Chine, et que dès lors les avantages de la victoire doivent pour elle être plus grands ; mais compte-t-on pour rien les considérations d’influence et d’équilibre qui nous commandent, en Asie comme en Europe, de ne point demeurer spectateurs immobiles des progrès accomplis autour de nous ou des accroissemens obtenus par l’énergie et l’intelligence des peuples avec lesquels nous aspirons à marcher de pair, si même nous n’avons pas une ambition plus haute?
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C. Lavollée Politique de la France en Asie

L’Angleterre et la France, représentant la civilisation européenne, veulent ouvrir à l’activité exubérante de l’ancien monde un marché de 300 millions d’hommes, conquérir en quelque sorte au droit des gens un immense territoire, et déchirer, au profit du monde entier, le voile épais qui dérobe encore aux rapports internationaux, nécessaires à la vie et à la prospérité des sociétés modernes, l’une des plus riches contrées du globe.
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