Résumé

Avenir de la France et de la Cochinchine… (1865)

La marine marchande, le commerce et l'industrie ne sauraient prospérer séparément : c'est ainsi qu'en France, on a cherché, en vain, à protéger l'industrie manufacturière et l'agriculture sans protéger également le commerce. Mais aujourd'hui que le commerce est à son tour protégé par le gouvernement, l'industrie et l'agriculture ne doivent plus rencontrer d'obstacles à leur avancement. Le commerce est le gage assuré de la production, car c'est lui qui, chaque jour, en ouvrant de nouveaux débouchés, stimule ces industries à la production.
Source : Gallica

Avenir de la France et de la Cochinchine… (1865)

Nous ne sommes plus au temps où l'esprit de conquête et le fanatisme religieux précipitaient vers l'Orient des nations avides de butin. L'Occident s'avance d'un pas ferme et plus sûr. Encore quelques jours, et, grâce au génie industriel de la France, personnifié dans un homme d'énergique volonté, le flot de là mer des Indes viendra se mêler aux eaux de la Méditerranée, et le même navire cinglera, sans rompre charge, de Marseille à Calcutta, en évitant les périlleuses lenteurs d'une hasardeuse navigation. Et ce n'est pas seulement par cette brêche que l'Asie est attaquée.
Source : Gallica

Avenir de la France et de la Cochinchine… (1865)

Il est donc urgent, si la France tient à conserver le rang de première nation civilisatrice de prendre promptement des mesures nouvelles pour donner un essor considérable à notre commerce, à notre marine marchande et à notre industrie. La nécessité s'en fait tous les jours de plus en plus sentir, et le gouvernement lui-même l'a le premier reconnu en établissant le régime des libertés commerciales ; il a fait plus encore, il a envoyé nos armées sur tous les points du monde pour nous ouvrir les ports où nous sommes appelés à exercer notre influence.
Source : Gallica

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