Pierre-François-Xavier Bourguignon d' Herbigny

Résumé

Pierre-François-Xavier Bourguignon d' Herbigny Paris port de mer , par l'auteur de la Revue politique de l'Europe en 1825… (1826)

Mais cette nouvelle prospérité du commerce et du génie industriel porte ombrage à l'aristocratie, et, dit-on, lui inspire de l'effroi. Elle craint que sa dignité ne soit effacée par la richesse du commerce, et que le commerce ne se rende si prépondérant qu'il ne devienne lui-même aristocratie.
L'aristocratie est toujours en alarmes quand un mouvement se fait dans le corps social. Comme elle est immobile et sans action, elle redoute tout ce qui s'anime; la moindre agitation lui paraît une secousse qui la menace.
Source : Gallica

Pierre-François-Xavier Bourguignon d' Herbigny Paris port de mer , par l'auteur de la Revue politique de l'Europe en 1825… (1826)

Si les provinces lui envoient leurs productions, Paris leur en donne le prix: plus il reçoit, plus il renvoie; plus il absorbera, plus il demandera aux provinces qui augmenteront leurs productions pour suivre la rapidité de ses consommations.
La consommation fait la richesse de tous les pays qui produisent: plus elle est grande, plus elle fait augmenter le travail, qui augmente les productions, qui, à leur tour, font l'augmentation des richesses. Ainsi Paris, loin d'épuiser les provinces, les accroît et les enrichit. Ne pouvant se suffire à lui-même il faut qu'il ait recours aux provinces.
Source : Gallica

Pierre-François-Xavier Bourguignon d' Herbigny Paris port de mer , par l'auteur de la Revue politique de l'Europe en 1825… (1826)

Des hommes d'état se sont épouvantés des grandes populations, comme si la terre ne pouvait suffire à ses habitants; d'autres s'effraient de la subdivision des propriétés, et des richesses qui se disséminent de plus en plus d'autres se persuadent que la confusion doit enfin se trouver dans la surabondance des hommes et des choses, et* dans l'extension et la contagion du luxe. Dissipons ces vaines frayeurs.
Quand la terre est cultivée et la société civilisée, les grandes populations n'embarrassent pas plus que les petites, et elles sont
la force et la richesse des empires.
Source : Gallica

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