Résumé

Étude politique et militaire sur la Chine… (1860)

La Chine est un monde, de ce qu'il est loin de nous, de ce que nous le connaissons mal, de ce que nous nous le sommes fermé par nos violences, autant qu'il s'est fermé lui-même par système ou par nécessité, ne le jugeons pas avec nos préjugés, notre ignorance et nos passions ; voyons-le - tel qu'il est, exclusif peut-être, mais dans toute la plénitude de la vie; obéissant à d'autres besoins, dirigé par d'autres principes, mais bien loin de la décadence; une grande civilisation qui, après avoir éclairé l'Asie pendant 5000 ans, n'a rien perdu de sa sève et de son activité.
Source : Gallica

Étude politique et militaire sur la Chine… (1860)

Les Chinois, que certaines personnes représentent comme attendant les bienfaits de la civilisation, formaient déjà une société raffinée quand nos ancêtres vivaient encore dans les forêts et sacrifiaient leurs semblables à des dieux anthropophages.
Leurs lois, leur littérature, leur industrie, leurs jeux, leurs usages, décrits par les voyageurs arabes qui visitèrent la Chine au IXe siècle de l'ère chrétienne, sont des témoignages éclatants de l'antique civilisation de ce peuple, le plus intelligent, le plus fin, le plus rusé et le plus industrieux du monde ancien.
Source : Gallica

Étude politique et militaire sur la Chine… (1860)

C'est à rompre cette ligne et à faire entrer la Chine dans la sphère d'action des races chrétiennes, que doivent tendre les efforts de l'Europe : glorieuse et utile mission, qui aura pour résultat d'ouvrir à l'activité exubérante de l'ancien monde un marché de 560 millions d'hommes, de conquérir en quelque sorte au droit des gens, un immense territoire et de déchirer, au profit du monde entier, le voile épais qui dérobe encore, aux rapports internationaux nécessaires a la vie et à la prospérité des sociétés modernes, l'une des plus riches contrées du globe (1) .
Source : Gallica

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