Charles Lavollée, Revue des Deux Mondes
“ L’Allemagne n’est point, comme l’Irlande, un pays de misère ; il n’y a pas chez elle excédant de population ; il ne parait pas que le capital disponible soit insuffisant pour occuper tous les bras ; les Allemands ne possèdent point de colonies qui les provoquent aux lointains voyages, et la mer ne baigne qu’une étroite lisière de leur territoire. Comment donc une nation qui occupe l’intérieur du continent, et que ses mœurs, sa physionomie, ses intérêts même sembleraient devoir attacher au sol natal, jette-t-elle chaque année au dehors plus de cent mille âmes ? ”
