Charles Lavollée

Résumé

Charles Lavollée Revue des Deux Mondes

L’Allemagne n’est point, comme l’Irlande, un pays de misère ; il n’y a pas chez elle excédant de population ; il ne parait pas que le capital disponible soit insuffisant pour occuper tous les bras ; les Allemands ne possèdent point de colonies qui les provoquent aux lointains voyages, et la mer ne baigne qu’une étroite lisière de leur territoire. Comment donc une nation qui occupe l’intérieur du continent, et que ses mœurs, sa physionomie, ses intérêts même sembleraient devoir attacher au sol natal, jette-t-elle chaque année au dehors plus de cent mille âmes ?
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Charles Lavollée Revue des Deux Mondes

L’Angleterre n’ignore pas ce que lui coûte une colonie, mais elle sait aussi ce qu’elle en retire. Elle pressent que la colonie pourra un jour s’émanciper, mais elle ne s’en effraie pas, et s’y résigne. Son intérêt comme son orgueil se consoleront de voir s’élever successivement à la dignité d’états libres des contrées qui, après avoir rompu le lien de la dépendance politique, conserveront l’empreinte de son génie et demeureront sous la dépendance de son commerce.
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Charles Lavollée Revue des Deux Mondes

Les taxes sur les denrées alimentaires, les taxes sur les matières premières vont évidemment à l’encontre des intérêts de l’industrie en rendant la main-d’œuvre plus coûteuse et en élevant les prix de fabrication. D’où vient que le groupe industriel se montre d’aussi bonne composition devant les revendications du groupe agricole? C’est l’éternelle histoire de la rhubarbe et du séné. Le groupe industriel passe à l’agricole toutes ses exigences, parce qu’il a besoin lui-même que l’agricole l’aide à relever le tarif des produits fabriqués.
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