Charles Lavollée

Élements biographiques

Charles Lavollée Revue des Deux Mondes

L’Allemagne n’est point, comme l’Irlande, un pays de misère ; il n’y a pas chez elle excédant de population ; il ne parait pas que le capital disponible soit insuffisant pour occuper tous les bras ; les Allemands ne possèdent point de colonies qui les provoquent aux lointains voyages, et la mer ne baigne qu’une étroite lisière de leur territoire. Comment donc une nation qui occupe l’intérieur du continent, et que ses mœurs, sa physionomie, ses intérêts même sembleraient devoir attacher au sol natal, jette-t-elle chaque année au dehors plus de cent mille âmes ?
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Charles Lavollée Revue des Deux Mondes

L’Angleterre n’ignore pas ce que lui coûte une colonie, mais elle sait aussi ce qu’elle en retire. Elle pressent que la colonie pourra un jour s’émanciper, mais elle ne s’en effraie pas, et s’y résigne. Son intérêt comme son orgueil se consoleront de voir s’élever successivement à la dignité d’états libres des contrées qui, après avoir rompu le lien de la dépendance politique, conserveront l’empreinte de son génie et demeureront sous la dépendance de son commerce.
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Charles Lavollée Des Expositions universelles

Les expositions universelles de Londres et de Paris laisseront dans le souvenir de la présente génération et dans l’histoire du XIXe siècle une trace profonde. La nouveauté et la grandeur de l’idée qui a réuni dans une même enceinte les produits du génie humain, l’immense concours de population qui, attiré des différens points du monde, s’est pressé dans les galeries d’Hyde-Park et des Champs-Élysées, la solennité dont les gouvernemens ont entouré ces fêtes de l’industrie et de l’art, tout, en un mot, a contribué à rehausser l’éclat du magnifique spectacle dont nous avons été témoins.
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