Résumé

Charles Lavollée Politique commerciale de l’Allemagne…

Le Zollverein est assurément la plus grande œuvre de l’Allemagne contemporaine : il a exercé sur les idées comme sur les intérêts matériels une action prépondérante ; il s’est trouvé mêlé à tous les incidens de la politique intérieure et extérieure; il a imprimé à l’industrie et au commerce une vigoureuse impulsion. Le Zollverein enfin est une institution pacifique et libérale. Il faut souhaiter qu’après avoir résisté à la révolution, à la guerre, aux luttes intestines, il sorte victorieux de la nouvelle ère d’épreuves qui va s’ouvrir pour lui.
Source : Wikisource

Charles Lavollée Politique commerciale de l’Allemagne…

L’Allemagne, telle qu’elle est organisée, ne peut avoir une politique agressive; elle ne puiserait dans l’union douanière qu’un surcroît de ressources pour la défense, et cela importe peu à la France, qui n’a point à l’attaquer. Il est même permis de penser que si les négociations de 1853 avaient abouti à l’union douanière austro-allemande, l’Autriche n’aurait pas été maîtresse de poursuivre en Italie la politique envahissante d’où est sortie la guerre, et qu’elle n’eût pas osé compromettre, dans un intérêt égoïste, tous les intérêts de ses associés.
Source : Wikisource

Charles Lavollée Politique commerciale de l’Allemagne…

Sous cette impression, la conférence doubla les droits qui frappaient plusieurs produits de notre industrie, et ces doubles droits sont encore en vigueur. Sans doute une nation ne doit consulter que son propre intérêt pour la rédaction de son tarif de douane, et un gouvernement n’est pas tenu de se conformer aveuglément, en pareille matière, aux principes abstraits d’une théorie; mais l’expérience prouve que trop souvent les aggravations de droits ne donnent satisfaction à un intérêt immédiat et partiel qu’en sacrifiant l’intérêt général et permanent.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature