Résumé

George Valbert Revue des Deux Mondes tome 96, 1889

Tout patriote allemand, nous dit-il dans sa préface, ne peut que se réjouir du fond de l’âme de ce qu’on est parvenu à rétablir l’unité de l’Allemagne, sa puissance et sa grandeur sur de solides fondemens. Allemands et Autrichiens sont tenus de rendre les plus sincères actions de grâces à l’homme de génie qui dirige depuis vingt-cinq ans les destinées de notre patrie. Le prince de Bismarck a fait de l’Allemagne le bouclier de la paix de l’Europe, et il a couronné sa création par l’alliance qui unit l’Allemagne à l’Autriche et qui est l’honneur et le salut des deux empires.
Source : Wikisource

George Valbert Revue des Deux Mondes tome 96, 1889

Au bon sens il doit ajouter cette vigueur d’âme, cette puissance de caractère qui rend capable d’agir malgré l’incertitude des événemens. Les étourdis entreprennent à la légère et se perdent ; les faibles, les indécis ont peur et ne font rien. L’homme fort ose et se risque à propos, il sait que la politique est une science conjecturale, il a formé ses conjectures, il a fait d’avance son compte, il a pris ses précautions contre les accidens et la malice de ses ennemis, et autant qu’il est en lui, il gouverne la fortune : elle a toujours montré du goût pour l’audace qui sait prévoir.
Source : Wikisource

George Valbert Revue des Deux Mondes tome 96, 1889

On ne peut passer condamnation de meilleure grâce, et jamais homme ne fut plus heureux que M. Vitzthum d’avoir été battu. On aurait tort de dire un mot qui pût troubler son bonheur. Mais pourquoi, en 1866, l’empereur Napoléon III a-t-il voulu empêcher la Prusse de s’annexer la Saxe ou de lui imposer des conditions trop dures ? De l’aveu même de M. de Bismarck, il s’est attiré par sa chevaleresque intercession l’âpre malveillance et les rancunes du vainqueur.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature