Ernest Daudet,
A travers les origines d’une Guerre
“ Comment pouvait-il supposer que l’Autriche lui laisserait les mains libres pour faire dans les duchés ce qu’il se proposait d’y faire, c’est-à-dire s’approprier non seulement ce qu’on lui laisserait prendre, mais encore ce qu’il saurait prendre si, d’aventure, on le lui refusait ? Assurément il est plus sincère lorsque, après avoir constaté que sur certains points il est d’accord avec l’Autriche, il ajoute : « Le temps fera le reste. La mission de la Prusse est de s’étendre. Nous devons toujours y penser. Il faut que nos prévisions soient vastes, qu’elles aient un large horizon. » ”
