G. Rothan, La Mission de M. de Persigny à Berlin en 1850
“ Il faut les secouer rudement et leur faire sentir que nous n’avons besoin ni de la Prusse ni de personne, car on s’imagine que nous sommes trop heureux des rapports bienveillans qu’on veut bien entretenir avec nous. Ne s’imaginait-on pas que je serais enivré d’être accrédité ministre à Berlin, que je serais un petit garçon enchanté d’un si grand honneur et dont on pourrait disposer comme d’un pion ! Aussi rien n’égale l’étonnement que fait naître mon attitude, tant on s’attendait peu à mon langage. On s’en montre effrayé ; la crainte est facile à exciter chez les gens que la peur aveugle... ”
