Principauté germanique

Définition et enjeux

Albert Dumont,  La Propagande prussienne en Alsace

“ L’heure présente en Europe est à l’admiration de l’Allemagne, et pourtant quel historien, quelque peu au fait du passé de l’esprit germanique et de ses formes, considérant ce qu’il y a encore de tudesque dans ce peuple, effrayé de l’empire que la passion grossière peut prendre sur lui à la longue, des éblouissemens que lui donne la victoire, des erreurs où l’entraîne sa sophistique, voudrait dire que la puissance allemande est désormais établie sur des bases solides ? ”
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Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade,  Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 juillet 1870

“ En vérité, ce n’est point un vain mot que l’empereur a mis dans sa proclamation au peuple français, lorsqu’il a dit que nous ne faisions pas la guerre à l’Allemagne. Quel intérêt aurions-nous à menacer ou à diminuer l’indépendance germanique, à prétendre imposer aux Allemands l’ancienne confédération ou une confédération nouvelle ? L’Allemagne est parfaitement libre de constituer sa nationalité comme elle l’entendra, et la guerre actuelle n’a certes point le caractère d’une intervention sournoise dissimulant l’arrière-pensée d’entraver les transformations qui s’accomplissent au-delà du Rhin. ”
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Victor de Mars,  Revue des Deux Mondes

“ Toutes les questions d’équilibre européen se décident, depuis le XVIe siècle, en Allemagne et par l’Allemagne : c’est la conséquence de la position que le peuple allemand occupe en Europe et la raison de sa grandeur. A partir surtout du moment où l’Autriche a dessiné son attitude vis-à-vis de la Russie, la neutralité de la confédération germanique, à quelque point de vue que l’on se place, est devenue pratiquement impossible. ”
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