Grande Allemagne

Définition et enjeux

Portrait de Jacques Bainville Jacques Bainville Heur et malheur des Français

Le nationalisme germanique, tiré d’un long sommeil par les principes de la Révolution, puis soulevé contre la domination napoléonienne, avait rêvé d’une grande Allemagne, étendue jusqu’aux Vosges, unie par le pays de Frédéric et des patriotes réformateurs et libéraux qui avaient préparé la guerre de l’Indépendance. Et l’Allemagne restait divisée, à l’état de Confédération où l’Autriche était le contrepoids de la Prusse, aussi semblable à l’ancien Empire germanique qu’elle pouvait l’être après les remaniements territoriaux de Napoléon.
Source : Wikisource

Grande Actualité contemporaine… (1889)

Adieu donc France, adieu politique platonique et sentimentale, et Vive l'Allemagne. Aux grands maux les grands remèdes, il faut en finir une bonne fois.
On enseigne la politique internationale dans les Universités allemandes ; dans ces savantes Universités on dresse des cartes géographiques, et on fait monter l'empire allemand à 74 millions d'habitants. L'Allemagne s'annexe le Danemarck, les provinces allemandes de l'Autriche, la Suisse, la Hollande, la Belgique, et de la France toutes les provinces de l'Est.
Source : Gallica

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