Ch. Gailly de Taurines

Résumé

Ch. Gailly de Taurines Revue des Deux Mondes

Mais, bien plus qu’en ses canons, Jeanne se fiait à la volonté divine ; elle devait terminer sa mission : le Roi l’attendait à Saint-Denys ; ce soir même, elle irait l’y chercher pour le rendre à son peuple qui l’acclamerait dans Paris.
Pour aller reconnaître le point d’assaut, la Pucelle, d’une marche alourdie par sa pesante armure, descendit dans le fossé à sec, le premier qui se présentait à elle, puis confiant son étendard à un écuyer et prenant une lance, elle se bissa sur le terreplein séparant le premier fossé de celui qui, longeant la muraille, se trouvait rempli d’eau.
Source : Wikisource

Ch. Gailly de Taurines Revue des Deux Mondes

En cédant à cette ivresse, l’Allemagne a commis la plus grande faute peut-être qu’elle ait à inscrire en toute son histoire. Il dépendait d’elle, après ses triomphes, de conquérir par sa générosité, non seulement l’admiration du monde entier, mais encore les sympathies de son ennemi vaincu et surtout les nôtres, à nous, habitans d’Alsace et de Lorraine. Il dépendait d’elle d’amener un désarmement de l’Europe et de fermer à tout jamais peut-être, entre peuples faits pour s’aimer, l’ère sanglante des guerres.
Source : Wikisource

Ch. Gailly de Taurines Revue des Deux Mondes

Portés par la brise du Sud-Est, les trois navires, balançant sur l’Océan la haute masse de leur majestueuse voilure, cinglèrent vers la côte de Madagascar, emportant à leur bord une parcelle de la patrie française dont ils allaient confier la féconde semence à des terres nouvelles. Le 2 juillet, ils mouillaient en rade à l’île Sainte-Marie, occupée par les Français depuis 1818 et située à proximité de la côte orientale de la grande île, à quelques kilomètres seulement (20 kilomètres environ) de la rade de Tintingue qui allait être le but principal et l’objectif de l’expédition.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature