Résumé

Pascal Lauroy Metz et le joug prussien. (Avril 1890… (1890)

Aujourd'hui, je considère ma mission comme terminée en Alsace-Lorraine ; je rentre en France, où de nouveaux devoirs m'appellent pour ce pays et pour l'Alsace-Lorraine.
« Merci de tous les témoignages de confiance et de sympathie que vous m'avez prodigués ; mon dévouement, sur un autre champ d'action, vous reste entièrement acquis. Laissez-moi emporter l'espoir que vous choisirez mon successeur parmi les hommes qui sont restés dévoués à la dignité et à l'indépendance de notre malheureux pays.
« Ce sera ma récompense et le gage que rien n'est rompu entre vous et moi. »
Source : Gallica

Pascal Lauroy Metz et le joug prussien. (Avril 1890… (1890)

Tandis que les Allemands se laissent annexer et dominer par la Prusse, les Messins demeurent attachés à leur patrie et souffrent toutes les tracasseries plutôt que de renoncer à l'espoir de retourner un jour à la France. Les Allemands ne peuvent comprendre cette constance de sentiments, comme l'avouait le prince de Hohenlohe dans un de ses discours à Metz. L'Allemand est paresseux et se nourrit pauvrement plutôt que de se donner quelque peine ; le Messin est actif et on le trouve se distinguant dans toutes les carrières.
Source : Gallica

Pascal Lauroy Metz et le joug prussien. (Avril 1890… (1890)

La Prusse est pauvre parce que sa race n'est pas suffisamment laborieuse sur une terre déjà stérile par elle-même et que, de plus, la sobriété et l'économie y sont choses inconnues. Elle est donc condamnée à vaincre sans cesse ou à périr, et les victoires de l'heure présente doivent obtenir les subsides qui prépareront la victoire du lendemain. Seulement, le tout n'est pas d'avoir des subsides, il faut aussi avoir l'habileté de créer un état de choses qui amènera tôt ou tard l'adversaire à déclarer la guerre, d'où l'annexion de l'Alsace-Lorraine.
Source : Gallica

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