Résumé

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 décembre 1870

Ce qui leur semble contre nature, ce n’est pas de trahir sa patrie, de l’abandonner sans défense aux outrages de l’étranger, c’est de se battre pour elle sans mesure et sans discrétion. Le vrai devoir de tout peuple envahi, et surtout envahi par la Prusse, est de ne pousser la résistance que tout juste assez loin pour que le vainqueur ait droit de se proclamer tel, de choisir son moment pour quitter la partie, et de faire Charlemagne en se coiffant de lauriers.
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Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 décembre 1870

La France en armes comme Paris, la France émue de sa détresse, noble et fière, prenant sa délivrance à cœur et résolue à s’affranchir, cela vaut la victoire, bien que ce n’en soit que la promesse, car c’est l’honneur sauvé. Je ne prétends certes pas que ce bien, tout réel qu’il soit, suffise à faire vivre un peuple, mais je dis que pour un peuple qui n’a plus ce bien-là, aurait-il tous les autres, il n’est pas de véritable vie.
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Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 décembre 1870

Ce n’est donc ni pour la grandeur légitime de l’Allemagne, ni parce qu’elle n’a pas pu arriver à une paix honorable, que la Prusse se fait un jeu cruel de prolonger cette lutte ruineuse. Il n’y a désormais qu’un mobile, une cause et un but, c’est la conquête ; M. de Bismarck ne veut pas se retirer sans avoir dévoré un morceau de territoire, et il lui faut à tout prix des annexions, un démembrement de la France.
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