Eustace Clare Grenville Murray

Élements biographiques

Eustace Clare Grenville Murray Un député de Paris (1876)

Marouzé fut introduit. Il avait les gants de chevreau noir des grands jours. Son agenda à fermoir d'acier apparaissait au-dessus de la poche de côté de son habit et à sa boutonnière brillait, rouge comme une pivoine, le ruban de la Légion d'honneur. Il était grave.
Avec un calme parfait, il salua, et, d'un ton dont la fermeté frappa le ministre, il dit : — Votre Excellence m'excusera : mon temps ne m'appartient pas; il appartient à mes actionnaires. Il fut une époque où je pouvais attendre deux heures dans votre antichambre; mais ce temps-là n'est plus.
Source : Gallica

Eustace Clare Grenville Murray Veuve ou mariée ? (1877)

Sir Richard Gaveston n'avait pas reconnu Marthe. Il avait marché très-vite, le long de la jetée, et, à peine arrivé à bord, il était descendu dans la cabine avec sa femme. Le bruit de la mer et celui de la machine, le sifflement du vent, les cris des matelots, tous ces bruits multiples qui accompagnent le départ d'un navire, avaient empêché la voix de Marthe de parvenir jusqu'à lui, et personne, sur le yacht, n'avait cru nécessaire de lui raconter qu'une femme en larmes s'était élancée sur ses pas. Même, on n'y songea pas.
Source : Gallica

Eustace Clare Grenville Murray Les Allemands chez les Allemands… (1880)

Tout ce que de vaillants soldats peuvent faire pour leur pays et pour leur roi, s'effondra dans la sanglante journée de Langensalza, lorsque l'épée tomba des mains du brave Halkett et que le galant Odershausen quitta le champ de bataille, couvert de blessures et de gloire. Tout ce qu'une femme peut mettre d'intelligence et de coeur au service d'un royal époux, fut perdu quand la reine, expulsée brutalement de sa demeure de Herrenhausen, n'eut plus à en appeler qu'à la poésie et à la légende pour célébrer son héroïsme et sa vertu.
Source : Gallica

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