François de Morny

Définition et enjeux

Portrait de Marcel Boulenger Marcel Boulenger Le duc de Morny, prince français (1925)

Vouloir tout traiter sur le ton dont on parlerait du temps qu'il fait, ou d'une visite ennuyeuse qu'on ne peut se dispenser de rendre par convenance, c'est s'exposer à tomber
quelquefois dans une espèce d'insolence un peu facile et point toujours d'un goût parfait. Mais Morny se sauvait par son esprit précis, et sa compétence : il « savait ». En fait d'agriculture, d'industrie, d'affaires, de politique, on ne le prenait jamais au dépourvu, il « avait la pratique, » comme on dit.
Source : Gallica

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 mars 1865

Peut-être, si l’on voulait détailler ces facultés n’en trouverait-on aucune qui fût précisément supérieure, si ce n’est cette ouverture d’esprit, cette expansion vive et facile, cette souriante bonne fortune de l’homme du monde. La vie de société et les qualités de cette vie firent les premiers succès et la première réputation de M. de Morny. L’homme qui excite aujourd’hui de si nombreux regrets ne datait point d’un événement politique, de 1848 ou de 1851.
Source : Wikisource

Portrait de Frédéric Loliée Frédéric Loliée Le duc de Morny et la société du Second Empire… (1909)

Ils pouvaient parler longtemps, décrier l'homme et rabaisser le vaudevilliste : Morny avait l'oreille absente de leurs discours. Il songeait au moyen le plus sûr et le moins éloigné de se rencontrer avec l'absent, qui le gênait, l'irritait, placé sur son chemin comme une épine inarracbable, et de s'expliquer ensemble, une fois pour toutes.
Source : Gallica

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