Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy

Élements biographiques

Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy Don Luis, histoire du dernier héritier de Don Juan… (1839)

C'était la villa de Saint-Germain s'épanouissant sous un beau soleil d'été , et le riant paysage dans lequel fuyait la Seine; c'étaient les jeux bruyans de ses compagnes de travail et les courses folâtres sur le gazon vert ; c'était le bonheur, enfin ; c'était la vie exempte de douleurs et de remords.
Sa pensée voyagea de la sorte sur les ailes de l'imagination jusques dans les contrées enchantées de la félicité pure dont la vision consolatrice est si rarement accordée à l'homme. Léonie n'en était plus aux choses de ce monde; son visage éclairé par la lune avait une expression céleste
Source : Gallica

Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy Une Intrigue dans le grand monde… (1867)

A WIESBADEN. 01
— Voilà un beau point pour la noire, dit madame de Teufelsmacht. Vous ne vous lancez pas, monsieur de Pintadel?
Et, en même temps, elle poussa une vingtaine de louis à la nome.
Les yeux d'Albéric brillaient comme des escarboucles. Sa main se porta convulsivement à la poche de son gilet; or, il avait précisément reçu la veille le trimestre de la pension que lui faisait sa mère, et, avant que le regard improbateur de Bellechasse fût arrivé jusqu'à lui, il lança courageusement sur les louis de la baronne un beau billet tout neuf de cent francs de la Banque de France.
Source : Gallica

Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy Un Dernier Rêve de jeunesse, par le Vte de Beaumont-Vassy (1852)

La marquise de Valombray était assise au coin du feu sur un de ces tabourets dont nous venons de parler. Son costume du matin, quoiqu'en apparence négligé, était encore cependant d'une élégance simple et de bon goût. Mais pour qu'il en fût ainsi, il avait fallu sans doute que la marquise subît à son insu le grand despotisme de l'habitude car elle se trouvait alors sous le coup d'une pénible préoccupation morale. Ses beaux yeux noirs inondés de larmes et ses traits altérés annonçaient trop bien la présence de quelque profond chagrin dans sa vie si calme en apparence.
Source : Gallica

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