Jules Barbey d’Aurevilly,
Un prêtre marié
(1865)
“ Mais ce n'était pas Sombreval encore ! La porte de la chambre s'ouvrit, et il reconnut la Malgaigne. Elle avait les vêtements noirs qu'elle revêtait toujours depuis qu'elle avait dit à Sombreval qu'elle portait «le deuil de son âme ». En venant contre le vent, sans doute, la cape de son mantelet gaufré s'était rabattue et laissait voir son visage épuisé et blanc comme la craie, et les larges prunelles de ses yeux, qui de bleues étaient devenues grises, et de grises sans couleur, tant elles étaient pâles! et dans lesquelles, pour toute lumière, l'égarement mettait son rayon renversé ! ”
