Résumé

Gédéon roi de Matapa (1932)

Gédéon, grimpé sur un éléphant, visita son Royaume et passa en revue ses sujets, précédé de Grognard qui portait les insignes de la Toute Puissance. -
Depuis ce jour, Gédéon coule des jours heureux ; mais il regarde parfois l'horizon et son œil s'humidifie.
Il pense à la France, son pays, sa bonne Patrie.
— Maintenant que me voilà Souverain, dit notre brave canard, je devrais peut-être aller faire un voyage à l'étranger, comme font tous les Souverains.
— Bonne idée, répond Grognard. Je t'accompagnerai.
— Si tu veux, mon vieux ; nous commencerons par la France.
Source : Gallica

Gédéon roi de Matapa (1932)

Elles enveloppaient Gorbio et le perçaient de mille dards avant même qu'il ait pu seulement se préserver.
Ah! le pauvre loup. Jamais de sa vie il n'a tant crié et hurlé.
Il ressemble
maintenant à un monstre apocalyptique. Couvert d'enflures et de bosses, il souffre le martyr et hurle lamentablement sans le moindre répit.
Que le rusé, s'il tient encore à la vie, ne se présente jamais devant lui.
Faupli, n'ayant pas réussi à s'allier les sympathies de Mazure, ni celles de Gorbio, se rabattit sur Ding-Ding, le vieux serpent à sonnettes de la forêt de Sombreval.
Source : Gallica

Gédéon roi de Matapa (1932)

Les ennemis de Gédéon, devant ces manifestations populaires, se tinrent coi pendant quelques semaines ; mais bientôt les mécontents et les jaloux relevèrent la tête. Le ministre Casimir, avec
son éternel sourire, se chargeait bien d'apaiser, ou par la persuasion, ou par la force, toute vélléité de poussée
malfaisante ; mais il ne réussissait pas toujours. Gédéon, lui-même, se trouvait pris à parti par de mauvaises têtes ; mais les coups de bec, fussent-ils démesurés, ne lui faisaient pas peur, loin de là
Crognard n'était pas toujours indemne quand il s'agissait de sévir.
Source : Gallica

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