Jules de Goncourt,
Études d'art : le Salon de 1852…
(1893)
“ Le mufle rengorgé, les yeux presque enfouis sous les joues qui remontent, il travaille la tripaille du poulet de toutes dents ; ses babines appétent, ses moustaches raidissent, les bulbes de son museau se gonflent; il mord, il suce, il pompe, la tête dans ce ventre ! Le travail de peau de la volaille, cet épiderme gaufré comme du maroquin du Levant, le plumetis qui est demeuré au dos, l'écaillé des pattes, l'œil clos et mort, sont d'un faire surprenant: c'est le poulet même. ”
