Isidore Lamy

Élements biographiques

Isidore Lamy La famille Sophon, ou L'hygiène mise en pratique (1851)

Si elles portent des voiles, c'est plutôt comme un objet de luxe ou de toilette, car elles ne les abaissent sur leur visage que pour garantir leurs yeux de la poussière soulevée par le vent. Habituées de bonne heure au contact d'un air chaud, froid ou humide, leur santé ne souffre jamais des variations de la température. Leur peau fine et blanche est légèrement colorée par cette teinte vermeille signe caractéristique d'une
bonne santé, et madame Sophon, mon épouse, malgré son grand âge, jouit presque de la vigueur de râge viril.
Source : Gallica

Isidore Lamy La famille Sophon, ou L'hygiène mise en pratique (1851)

Cest l'homme lui-même qui travaille tous les jours à sa destruction, ce sont ses excès, ses travers d'esprit qui donnent naissance à ces monstruosités qu'on appelle maladies ; mais lorsqu'au contraire nous grandissons avec une constitution viciée soit par la faute de nos parents, soit par la mauvaise alimentation de notre premier âge, soit par l'insalubrité des lieux où l'on nous a renfermés, une sorte de souffrance continuelle devient notre partage. Nous sommes comme de faibles plantes qui, tombées sur un mauvais terrain, sèchent et meurent avant leur entier épanouissement.
Source : Gallica

Isidore Lamy La famille Sophon, ou L'hygiène mise en pratique (1851)

Proscrivez de votre cuisine toutes ces sauces noires, encrassantes, toute sauce au beurre roussi, toute friture, tout ragoût où
entrent des mélanges sans fin, qui pourront flatter votre goût, mais qui nuiront infailliblement à votre estomac. Que vos mets soient arrangés avec perfection, mais sans recherche.
Malheur à vous, mon ami, si ce sont eux qui doivent provoquer votre appétit; car alors vous ne mangez plus
par besoin, mais par sensualité, et quand l'organisation en est arrivée à cette sorte d'engourdissement, la souffrance n'est pas éloignée.
Source : Gallica

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