Résumé

Portrait de Charles Dickens Charles Dickens Le Magasin d’antiquités

Je vis avec étonnement la petite fille qui se tenait patiemment debout, avec un manteau sur le bras, et à la main un chapeau et une canne.
« Ceci n’est pas à moi, ma chère, lui dis-je.
— Non, répondit-elle tranquillement, c’est à mon grand-père.
— Mais il ne sort pas à minuit...
— Pardon, il va sortir, dit-elle en souriant.
— Mais vous ? Qu’est-ce que vous devenez pendant ce temps-là, chère petite ?
— Moi ? Je reste ici naturellement. C’est comme cela tous les soirs. »
Je regardai le vieillard avec surprise : mais il était ou feignait d’être occupé du soin de s’arranger pour sortir.
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«Qu'est-ce qu'il y a? s'écria-t-il, tressaillant dans son lit et fixant ses yeux sur cette figure de fantôme.
— J'ai fait un rêve effrayant, dit l'enfant avec une énergie qui ne pouvait naître que de l'excès de sa terreur. Un rêve effrayant, horrible! Ce n'est pas la première fois. Dans ce rêve il y a des hommes aux cheveux gris comme vous; ces hommes sont au milieu d'une chambre obscurcie par la nuit, et ils volent l'or de ceux qui dorment. Debout! debout!...»
Le vieillard trembla de tous ses membres et joignit les mains dans l'attitude de la prière.
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Quilp ! qui jamais, non jamais, dans toutes nos relations, ne m’a traité autrement que comme un chien ; Quilp ! que j’ai toujours détesté de tout mon cœur, mais jamais autant qu’à présent. Pour cette dernière affaire, il me bat froid, comme s’il n’avait rien à y voir et comme s’il n’avait pas été le premier à me la proposer. Comment voulez-vous qu’on se fie à lui ? Dans un de ses accès d’humeur hurlante, frénétique, flamboyante, on croit qu’il va aller jusqu’au bout, fût-ce jusqu’au meurtre, et qu’il ne s’imaginera jamais en avoir fait assez pour vous épouvanter.
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