Charles Dickens

Charles Dickens

Résumé

Portrait de Charles Dickens Charles Dickens Le marchand d'antiquités (1879)

La nuit approchait, et Nelly eut peine à retenir une larme en songeant qu'ils avaient encore tant de chemin à faire avant de pouvoir se reposer. Le vieillard soupira et s'appuya sur son bâton. Cependant Nelly lui prit la main, et ayant salué la dame, ils se mirent en marche.
— Attendez, attendez, s'écria la dame, écoutez-moi, n'auriez-vous pas faim, mon enfant?
— Nous sommes plus fatigués que nous n'avons faim, répondit Nelly.
— N'importe, une tasse de thé ne vous fera pas de mal, n'est-il pas vrai, mon bon vieillard? Le vieillard leva son chapeau et la remercia.
Source : Gallica

Portrait de Charles Dickens Charles Dickens Le marchand d'antiquités (1879)

Bientôt, du revers d'une colline lointaine, le soleil se leva dans sa majesté en chassant devant lui les brouillards à formes fantastiques, pour en purger la terre jusqu'au retour de la nuit. Quand il eut atteint une plus grande hauteur dans le ciel,-et que ses rayons répandirent une chaleur vivifiante, le vieillard et l'enfant se couchèrent au bord d'une petite rivière pour se livrer au sommeil Nelly tenait toujours le bras du vieillard, et longtemps après qu'il fut profondément endormi elle veilla sur lui avec la même constance.
Source : Gallica

Portrait de Charles Dickens Charles Dickens Le marchand d'antiquités (1879)

Là, après avoir tâché de le préparer à la cruelle vérité qu'il fallait bien lui apprendre, et l'avoir assuré que Nelly, quoique éloignée de lui, était heureuse, plus heureuse qu'elle ne l'avait jamais été, ils lui dirent qu'elle était morte. Ce mot était à peine sorti des lèvres de M. Marten, que le vieillard tomba par terre comme s'il eût eu le cœur percé d'une balle.
Ils crurent pendant plusieurs heures que le terme de son existence était arrivé ; mais le chagrin ne tue pas tout d'un coup, et il fut rappelé à la vie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature