Résumé

Delly La maison dans la forêt (1980)

Gilbert, maîtrisant son émotion, reprit :
— C'est moi, grand-père, moi, Gilbert, votre petit-fils.
Bartholo, reprenant un peu sa présence d'esprit, bégaya :
— Mais, monsieur... C'est un procédé... Le vieillard fit deux pas en avant. Ses yeux s'attachaient au jeune visage, fier et loyal. Il dit d'une voix tremblante :
— Pourquoi m'arrêtez-vous ainsi? Pourquoi n'êtes-vous pas venu sonner chez moi?
— Parce que je craignais, grand-père, que vous refusiez de me recevoir. Et moi, je
voulais vous voir, je voulais connaître mon aïeul, mon seul parent du côté maternel.
Source : Gallica

Delly La maison dans la forêt (1980)

Dès qu'il se sentirait assez fort sur le cœur du vieillard, dès qu'il verrait son influence annihiler celle des intrus, ceux-ci seraient chassés de Caubreterre pour toujours.
En attendant, il avait réussi à éviter la compagnie de Bartholo, pour sa promenade cet après-midi. Vers trois heures, quand la chaleur commença de décroître légèrement, sous le couvert de la forêt, il quitta le château et s'enfonça au hasard d'un chemin où se mouvaient dans l'ombre, au gré de la brise, les petites taches lumineuses glissées
par le soleil entre les interstices des hautes branches de sapins.
Source : Gallica

Delly La maison dans la forêt (1980)

Ainsi, chaque jour, se consolidait l'empire que Gilbert prenait sur son aïeul. Le vieux cœur, si longtemps privé d'affection familiale, desséché dans une stérile douleur, s'ouvrait à cette nouvelle tendresse qui l'envahissait tout entier. M. de Sernailles aimait Gilbert comme il avait aimé Thierry, avec une sorte de passion orgueilleuse, qui n'eût pas souffert un blâme sur son idole. Les manœuvres de Bartholo pour nuire au jeune homme dans l'esprit de l'aïeul avaient complètement échoué devant cette subite emprise.
Source : Gallica

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