Auguste Ricard

Résumé

Auguste Ricard,  Le drapeau tricolore. Tome 2 (1831)

“ Le marquis, le marquis ! dit Pierre Ledru. Voilà le fin mot, voilà qui m'apprend tout.
Le fier républicain retourna auprès de Fritz, il l'interrogea , il le questionna ; mais le Suisse prudent ne lui avoua jamais qu'il était dans la garde royale. L'amour, ou, pour mieux dire, l'envie qu'il avait de posséder un petit femme , et que ce petit femme fût Adélaïde, lui avait fait deviner que le royalisme n'était pas la vertu distinctive de la maison Ledru, et il ne se vantait ni du dogue tué, ni du roi de France sauvé.
”
Source : Gallica

Auguste Ricard,  Le drapeau tricolore. Tome 2 (1831)

“ Après un moment de silence , André Ledru répondit à son père :
—Je pense que vous vous trompez,; nous n'avons aucune raison pour accuser ainsi la moralité d'un homme comme le marquis, qui est d'une autre opinion politique que la nôtre, il est vrai, mais que nous avons reconnu jusqu'ici comme un honnête homme, et il n'est rien de plus odieux que le crime dont vous le chargez sur une simple supposition ; ce Suisse que vous ne pouvez souffrir est peut-être un garçon honnête.
”
Source : Gallica

Auguste Ricard,  Le drapeau tricolore. Tome 2 (1831)

“ Antoinette demeura seule avec Fritz.
— Il est certain, lui dit Antoinette avec une voix douce et avec un peu d'hésitation , il est certain que vous venez de la part du roi ?
— Oui , ma cholie demoiselle, dit Fritz. Oui : il est une chose convenue. entre le roi de France, le marquis de Ambreville et le pauvre Fritz.
— Entre vous trois ? dit Antoinette avec un sourire d'incrédulité, c'est fort bien ; mais vous sentez qu'il faut que vous disiez vrai, c'est au nom seul du roi que j'ai fait réveiller mon grand-père, et il y aurait de l'inhumanité à troubler sans motif le sommeil d'un homme âgé.
”
Source : Gallica

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