Auguste Ricard

Élements biographiques

Auguste Ricard,  Le Marchand de coco, roman de moeurs… (1858)

“ A ces attaques grossières, l'oeil de là hardie comtesse se ranimait, et le bras nerveux de Ferdinand s'avauçait pour saisir sur la table de nuit un lourd chandelier de cuivre. Heureusement la voix tonnante de Jacques Plumet couvrit le murmure naissant :
— Hors d'ici, canaille! cria-t-il du plus fort de sa superbe basse-taille. Tout à l'heure vous n'avez pas osé attaquer un homme, vous n'avez donc de courage que pour mécaniser une femme! Hors d'ici ! On vous payera la porte que j'ai bosselée. Allons, en deux temps, qu'on circule!
”
Source : Gallica

Auguste Ricard,  La Chaussée d'Antin : esquisses contemporaines… (1838)

“ C'était le grenadier Mitonneau.
Son visage, noirci par la poudre des cartouches qu'il avait déchirées tout le jour, était plus sombre, plus menaçant qu'au moment même du combat. Ses yeux, fixes comme ceux d'un fantôme, se posèrent sur Madeleine.
Son chapeau était froissé et percé en plusieurs endroits; on voyait à ses guêtres souillées de boue et de sang qu'il avait long-temps piétiné sur un champ de bataille.
Et, dans sa figure plus sévère, plus rude que ces vieux rochers qui bordaient la côte, on lisait une pensée terrible, impitoyable.
”
Source : Gallica

Auguste Ricard,  La Chaussée d'Antin : esquisses contemporaines… (1838)

“ Il me la faut !... et il me la faut sans cette ombre d'homme, qui glisse toujours entre elle et moi comme celle d'un assassin qui vous suit; mathématiquement et logiquement il faut que Léon meure. Sinon, je tuerai Clarisse, je tuerai cet enfant... ce sera un large cloaque de crimes. Je deviendrai un héros de cour d'assises fi donc!
ma vie est un point entre deux abîmes, il faut que je passe sans regarder... insensé qui allais fixant mes yeux sur le ciel et les étoiles. Le ciel, les étoiles sont de mystérieuses illusions qui gardent leur secret et ne répondent pas à ceux qui les interrogent.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature