Marchand de coco

Définition et enjeux

Charles Charbonnier Les petites causes peu célèbres (1847)

Le marchand de coco, cette providence des gosiers débineux, des bonnes d'enfants, des conscrits , des abonnés des Funambules et des fêtes royales, ce philosophe pratique, à qui la fortune ne s'est jamais montrée que sous la forme d'une vieille femme, laissant tomber plus ou moins de liards de ses doigts amaigris, le marchand de coco n'aime pas à se plaindre.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Thierry Édouard Thierry Les voix de Paris : essai d'une histoire littéraire et musicale des cris populaires de la capitale… (1857)

« Comment son gosier double peut-il suffire à crier sans interruption, à chanter sa marchandise avec des roulades, des passages et des tons qui surprennent véritablement? Le larynx de ces hommes-là est bien remarquable, et leur glotte de perroquet doit avoir, si je ne me trompe, une configuration toute particulière (2) . »
Aujourd'hui le marchand de coco se met en frais d'éloquence pour narrer des pochades militaires et parler batailles et conquêtes. La foule l'accueille toujours avec plaisir, et les groupes populaires s'ouvrent volontiers devant lui.
Source : Gallica

Clair Tisseur  Le Littré de la Grand'Côte

On ne trouve plus même ce coco qu’en Bellecour, ou peut-être dans d’autres endroits où l’on mène jouer les enfants, parce que c’est la boisson que les bonnes leur font boire. J’ai demandé du coco à l’Exposition, où l’on aurait dû au moins le mettre dans la classe des arts rétrospectifs. J’ai gardé ma soif. Le pieds-humides n’est plus qu’une succursale des comptoirs.
Marchand de coco. Ils étaient jadis très nombreux. Un homme en chapeau de paille, sans habit, avec un corset de couleur, un tablier blanc, très propre, à bavette.
Source : Wikisource

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