Juliette Figuier, Nouvelles languedociennes, par Mme Louis Figuier… (1860)
“ La Gardiole sert enfin de refuge aux braconniers, de pâturage aux moutons et de patrie aux garrigaïres. Bûcherons de ces coteaux pelés, les garrigaïres sont les pauvres de la contrée. Ils forment une tribu spéciale à laquelle ces landes sauvages servent de royaume, sans que personne songe à leur en contester la possession, car les paysans regardent les garrigues comme le bien naturel des indigents. Seuls à ne rien posséder dans un pays où chacun a son coin de terre, les garrigaïres peuvent ainsi jouir d'une espèce de domaine commun. ”
