Résumé

A. Chevillotte Le ramadan : moeurs indigènes de l'Algérie (1854)

Eloignez-vous de vos femmes; passez plutôt le jeûne en actes de dévotion dans les mosquées; après le coucher du soleil, elles sont votre vêtement et vous êtes le leur. Dieu sait bien que vous vous trompez vous-mêmes. Il est revenu à vous et vous a pardonné. Telles sont les limites de Dieu. N'en approchez point, de peur de les franchir. C'est ainsi qu'il développe ses signes aux hommes afin qu'ils le craignent (1) . )
En dehors de ces conditions, le jeûne reste sans effet. On comprend tout ce que cette obligation a parfois de pénible quand le Ramadan coïncide avec les rudes chaleurs de l'été.
Source : Gallica

A. Chevillotte Le ramadan : moeurs indigènes de l'Algérie (1854)

Ce fanatisme se retrouve partout : du Koran, il a passé dans les livres des disciples de Mohammed, des croyances religieuses dans la vie pratique, et la loi, aussi cruelle, aussi impassible que le dogme, a frappé les coupables qu'avait déjà maudits pour l'éternité la voix du prophète. La terreur tient plus de place dans les traditions du peuple arabe que la persuasion : c'est à cette école qu'il a été élevé, et c'est toujours un des traits de son caractère de ne respecter que la force et la main qui le châtie.
Source : Gallica

A. Chevillotte Le ramadan : moeurs indigènes de l'Algérie (1854)

Vers midi, la ville a repris sa physionomie accoutumée; les hommes sont à leurs affaires, et c'est le tour des femmes d'envahir les bains maures, de faire des aumônes et de se rendre des visites, parées sous leurs voiles blancs, de leurs plus riches vêtements.
Ainsi va la vie des indigènes pendant le Ramadan : abstinence pendant le jour, carnaval, ou à peu près, depuis le coucher du soleil jusqu'au moment où l'œil peut distinguer un fil blanc d'un fil noir.
Source : Gallica

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