Résumé

Germain Sabatier Études sur les réformes algériennes (1891)

« Tous ceux qui ont reçu les Ecritures ne se ressemblent pas. Il en est dont le coeur est droit. Ils passent des nuits entières à réciter les enseignements de Dieu et à l'adorer. Ils croient en Dieu et au jour dernier, ils ordonnent le bien et défendent le mal. Ils courent vers les bonnes oeuvres à l'envi les uns des autres. Ils sont vertueux. » Chap. III, ver. 109 et 110.
Ces versets semblent admettre que le salut est assuré à tous ceux dont la religion fait un dogme de l'unité de Dieu, de la croyance à la vie future et de l'accomplissement des bonnes oeuvres.
Source : Gallica

Germain Sabatier Études sur les réformes algériennes (1891)

« L'usure est la même chose que la vente. Dieu a permis la vente, il a interdit l'usure. »
Avant de pousser plus loin cette étude, il importe de préciser le sens du mot usure dans la langue du Koran. En droit français, ce qui constitue l'usure, c'est la perception d'un intérêt supérieur au taux fixé par la loi. En droit musulman, l'usure est constituée par la perception d'un intérêt quelconque, si faible soit-il. Le prêt doit être un contrat de bienfaisance, une aumône, et le prêteur ne doit avoir d'autre préoccupation que d'obtenir la bienveillance divine.
Source : Gallica

Germain Sabatier Études sur les réformes algériennes (1891)

Tout homme d'étude qui voudra remonter aux sources, interroger l'histoire des peuples musulmans et se rendre compte de leur rapide prospérité et de leur décadence, non moins rapide arrivera à cette conclusion que ces peuples sont victimes de leur foi religieuse. Le fatalisme, l'avilissement de la femme, l'indivision de la propriété, l'interdiction du prêt à intérêt et l'usure qui en est la conséquence, ont tari dans cette race, pourtant si fortement trempée, les sources de la vie sociale. Il ne reste plus à l'Arabe d'énergie que pour la guerre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature