Jules Maistre

Résumé

Jules Maistre Moeurs et coutumes kabyles (1905)

En quoi consiste le Ramadan ?
Il consiste à ne rien manger ni boire depuis l'aube jusqu'au crépuscule. C'est le marabout qui avertit le soir, par l'appel à la prière, que
l'on peut commencer à manger. Ceux des musulmans, qui sont scrupuleux, vont jusqu'à ne pas avaler leur salive.
Obligation de jeûner
Pour être astreint au jeûne, il faut avoir un certain âge que détermine le marabout ou le cheikh de la mosquée de la manière suivante : dépelotant une ficelle, il la passe deux fois autour du cou du futur jeûnant
Source : Gallica

Jules Maistre Moeurs et coutumes kabyles (1905)

Ils ne vivent que d'aumônes dans un endroit retiré, séparés du monde. C'est là que les Kabyles vont les visiter. Ni le froid ni le soleil ne peuvent rien sur le corps d'un aboudali ; on dirait qu'il a perdu le don de souffrir. Pour les Kabyles un aboudali est un saint. En ce point, ils suivent un peu l'opinion de plusieurs théologiens musulmans qui font consister la perfection dans l'extase, dans un état d'âme où on est tellement ravi en Dieu qu'on a perdu l'usage de la raison et des sens.
Source : Gallica

Jules Maistre Moeurs et coutumes kabyles (1905)

La grande fête dure quatre jours pendant lesquels le travail est défendu.
Au dire des Kabyles, ces quatre jours ont été institués pour que toute la famille puisse être au complet le jour où l'on égorge le mouton. Toujours est-il que les Kabyles, employés dans les villes, sacrifient tout, même leur place, pour pouvoir assister chez eux à l'immolation du mouton.
La veille de la grande fête se passe comme
celle de la petite fête : outre la lessive et l'application
l'application henné, il y a le marché dans lequel
le pauvre qui n'a pas de mouton à égorger,
achète de la viande.
Source : Gallica

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