Résumé

Paul Marty Études sur l'Islam en Côte d'Ivoire (1922)

Le soubarha est le sorcier classique des pays noirs, le féticheur, le magicien, le jeteur de sorts, l'être malfaisant, qui « mange », au figuré, l'âme de ses victimes, et qui boit leur sang. Sous ce nom, il est connu dans tous les pays mandé des Guinées, du Libéria, de la Côte d'Ivoire, de la Gold Coast, et du Soudan. Dans les pays Senoufo, Abron, etc., on le nomme aussi le Kénélala.
Le sorcier est le représentant des forces du mal sur la terre; il est l'agent des génies malfaisants.
Source : Gallica

Paul Marty Études sur l'Islam en Côte d'Ivoire (1922)

L'enfant est toujours bien traité dans les familles musulmanes: c'est là, il est vrai, un trait commun à la race noire, mais ce fait semble plus accentué ici, chez les musulmans que chez les fétichistes. Il est quelquefois réellement touchant de surprendre le regard ravi et attendri que jette un grave marabout sur son enfant, les soins dont il l'enveloppe, les jeux qu'il lui prodigue; tout son être, toutes ses attitudes attestent alors le vif amour du père à l'égard de ses enfants, surtout mâles. Il en est de même des mères à l'égard de leurs filles.
Source : Gallica

Paul Marty Études sur l'Islam en Côte d'Ivoire (1922)

C'est un véritable fléau que cet abandon du village ou du pseudo-village, par les indigènes, désireux, en s'installant dans des campements, de se soustraire non seulement à notre action administrative qui, à vrai dire, ne les atteint guère, mais encore à toute action de leurs autorités naturelles et humaines : chef de village, conseil de notables, père de famille, etc. Ils peuvent alors, dans ces misérables huttes, bâties de quelques larges feuilles de palmier ou d'autres arbres, s'adonner complètement à leur penchant, à l'ivrognerie et à la paresse, qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer.
Source : Gallica

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