G. Tellier, Autour de Kita, étude soudanaise (1902)
“ AUTOUR DE KITA 97 Qu'il s'agisse d'un chef de village ou d'un chef de pays, c'est tout un. L'indigène admonesté ou même puni par le commandant de cercle répondra imperturbablement : « Nous sommes bien contents des blancs ; c'est parce que les blancs sont venus que nous ne sommes pas captifs, que nous avons à nous des femmes, des enfants, des bestiaux, des récoltes. Ainsi tout ce que nous avons, c'est pour vous. Tu es mon chef, tu peux tout prendre ; prends mon bras, prends ma tête, tout ici est pour toi, mais nous ne voulons pas de chefs noirs. Il n'y a qu'un chef, il n'y en a pas deux ! » ”
