Georges Deherme

Résumé

Georges Deherme L'Afrique occidentale française… (1908)

La colonisation est le mode de reproduction des sociétés. Toute espèce tend à se développer, à se perpétuer. Quand cet instinct s'atrophie, ou quand des forces supérieures le compriment, c'est la dégénérescence rapide. Et alors cette espèce disparaît devant d'autres plus vivantes.
Mais l'homme ne peut-il se soustraire à cette fatalité de l'évolution ? Ne peut-il limiter la vie, refréner l'action, se confiner désormais dans un tranquille bonheur? L'humanité passée n'a-t-elle pas assez souffert, assez peiné pour nous ?
Source : Gallica

Georges Deherme L'Afrique occidentale française… (1908)

Mais qu'arrivera-t-il si nous ne parvenons pas à enrayer la dévastation des lianes, ou encore si la science découvre un succédané du caoutchouc?
La vraie richesse des colonies, celle qui ne se dérobe jamais, ce n'est pas tel ou tel produit de hasard, c'est celle que l'homme crée par son travail. Ne sacrifions jamais l'homme, avec ses possibilités infinies, aux choses, — si précieuses soient-elles. A ceux qui insistaient pour connaître les trésors merveilleux qui justifiaient tant d'efforts et de sacrifices, Faidherbe avait accoutumé de répondre : « L'Afrique produit des hommes. »
Source : Gallica

Georges Deherme L'Afrique occidentale française… (1908)

Au surplus, le traitement de l'esclave dépend bien plus du milieu social dans lequel il se trouve placé, des humeurs de son maître, et de sa propre capacité de réagir, que des ordonnances qui le concernent.
Ce qui distingue l'esclave de l'homme libre, ce n'est pas qu'il ne peut disposer de son « libre arbitre », comme on disait en 1848, c'est de dépendre d'un individu au lieu de dépendre de l'État, c'est d'être soumis à l'arbitraire d'une personne au lieu d'être soumis à la loi, en principe égale pour tous
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature