Sérère

Définition et enjeux

Antoine Oudin,  Dictionnaire historique de l'ancien langage françois… (1875-1882)

“ Ménage, Dict. étym. — Gébelin, Etym. fr. col. 1007.) On ajoute que cette même analogie semble indicative d'une identité d'origine et d'acception entre serare et serere pris dans le sens de nectere. (Voy. Vossius, Etym. ling. lat. p. 467.) Peut-être qu'assérer (1) en françois, comme en latin asserere, n'a signifié affirmer, que parce qu'affirmer une chose, c'est en quelque façon l'affermir, comme dans le sens propre on affermit une chose physique en la retenant par un lien, en la serrant.
(Voy. AssÉRER et ASSERTER.) La grâce affermit la vertu de l'homme et la rend méritoire
”
Source : Gallica

Portrait de Charles-Auguste Salmon Charles-Auguste Salmon,  Étude sur M. le Comte de Serre… (1864)

“ Aussi, comme chez lui l'éloquence ne vient pas du sang et de la colère, mais de l'âme et de la raison, le mouvement oratoire n'y éclate pas brusquement par l'interpellation directe ou l'objurgation violente : on le sent venir de loin; il naît du contact de l'idée et du sentiment; l'esprit le fait entrer dans le coeur, et, quand il en sort, il vous trouve tout prêt à le suivre et vous entraîne avec lui.
Le style de M. de Serre est sobre, et, de même qu'il est limpide et net, il a du corps et de la couleur. Sans courir, il est rapide ; il ne vole pas, mais il marche sans détours
”
Source : Gallica

Ernest Serret,  Francis, scènes de la vie de jeunesse en province

“ Ce sourire-là m’est entré dans le cœur comme un poignard, et Charles s’est complu à l’y enfoncer, à l’y retourner longtemps.
À cette heure, dans le silence de la nuit, à la clarté de ma lampe voilée par l’abat-jour, elle m’apparaît encore telle qu’il me l’a dépeinte. Je la vois avec sa petite robe brune, son châle noir, assise au coin de ce bon feu, se chauffant et me souriant. Hélas ! elle n’a peut-être pas de quoi se chauffer chez elle...
”
Source : Wikisource

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