Résumé

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Le comte de Serre : la politique modérée sous la Restauration

La politique modérée a eu ses échecs ; mais ce qu’il y a de curieux, c’est que, même en échouant dans ses combinaisons de parlement ou de ministère, elle n’a guère cessé de s’imposer, de régner par l’esprit, et c’est d’elle encore après tout que vient ce qu’il y a eu de meilleur dans ce siècle. C’est elle qui a été l’inspiratrice des plus belles œuvres, qui a donné à la France les plus longues et les plus heureuses périodes de paix, qui compte la plus glorieuse tradition d’hommes éminens depuis le duc de Richelieu jusqu’à M. Thiers, — car M. Thiers était avant tout un modéré.
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Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Le comte de Serre : la politique modérée sous la Restauration

Il n’était point un ennemi pour De Serre, mais il l’aimait mieux à Naples qu’à Paris. À ceux qui venaient l’interroger sur les intentions du gouvernement à l’égard du généreux absent, il répondait sans hésitation que De Serre faisait une faute, qu’il ne pourrait rester à la fois ambassadeur et député, qu’il serait un embarras pour lui-même et pour les autres. « Il est dans l’erreur, disait-il, sur la véritable situation. Il nous croit beaucoup plus près d’être débordés par les royalistes fous que nous ne le sommes, et pour les combattre il n’est pas en aussi bonne position que nous. »
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Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Le comte de Serre : la politique modérée sous la Restauration (1879)

« Je vous écris tous les jours, disait-il, parce qu'il y a des impressions de tous les jours. Je suis une glace qui réfléchit les objets qu'on lui présente, beaux ou laids; ne la cassez pas. » Et en effet, il disait tout librement, spirituellement, avec un mélange de bonne humeur et de raison hardie.
Au fond, cet esprit honnête et distingué était un royaliste sincère, modéré de sentiments, effrayé des périls révolutionnaires, et mettant pour le moment toute sa politique dans l'alliance au pouvoir des deux hommes pour lesquels il avait un culte, le duc de Richelieu et de Serre.
Source : Gallica

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