Résumé

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet L'ambassade du duc Decazes en Angleterre… (1910)

On le supplie de se mettre à la tête de l'opposition libérale. En renonçant à quitter Paris, en y restant et en exerçant sa fonction de pair de France, il peut redevenir tout-puissant. L'occasion est unique pour lui. S'il la laisse échapper, elle ne se représentera pas. Déserter en un tel moment, c'est se condamner à ne revenir jamais aux affaires, car la santé du roi ne permet pas d'espérer qu'il vivra longtemps encore, et, après lui, il n'y aura plus de chances pour une politique modérée si, dès ce moment, Decazes ne lève résolument son drapeau.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet L'ambassade du duc Decazes en Angleterre… (1910)

Mais, la reine elle-même, M. Tiernay vous l'a dit avec toute espèce de raison, n'est qu'un instrument entre les mains des radicaux ; et ce n'est pas elle, ce sont eux qui triomphent et c'est un grand sujet de s'affliger et surtout de s'inquiéter. Le roi peut ne pas penser tout à fait ainsi. Quelle que soit sa sollicitude pour le bien de l'État, le procès le touche de plus près, et vous et moi nous connaissons quelqu'un qui est invulnérable de partout, excepté de coeur.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet L'ambassade du duc Decazes en Angleterre… (1910)

Nous sommes dans une horrible crise, le ciel seul sait ce qui va arriver; toutes les têtes sont en fermentation ; d'un jour, d'un monument de douleur, on veut faire un monument de haine. Le nom de M. Decazes est dans toutes les bouches et on le maudit comme complice de l'assassinat de M. le duc de Berry. La Chambre avoit repoussé cet acte de désespoir, d'imprudence, de démence même que tous les gens comme le comte d'Or-glandes, par exemple, déploroient.
Source : Gallica

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