Résumé

Portrait de Agénor Bardoux Agénor Bardoux La duchesse de Duras : études sociales et politiques (1898)

« Savez-vous ce que c'est que l'amitié? Ce que c'est que de passer une longue matinée, sans voir arriver l'ami avec lequel on a l'habitude d'épancher son cœur, auquel on raconte et de qui on écoute toutes les misères qui remplissent la vie ? J'ai fait arrêter toutes mes pendules pour ne plus entendre sonner les heures où vous ne viendrez plus. »
C'est un des mots les plus charmants qu'une femme ait jamais dits. Madame de Duras, malgré toute sa vaillance, ne pouvait soulever toute la tristesse qui était en elle. Elle écrit alors ses
romans dont nous parlerons, mais ces romans lui font du mal.
Source : Gallica

Portrait de Agénor Bardoux Agénor Bardoux La duchesse de Duras : études sociales et politiques (1898)

Sa correspondance avec Chateaubriand ne révèle pas seulement un esprit supérieur, elle offre en même temps un modèle d'amitié à part, dans l'histoire du cœur humain. Les réponses de René sont d'un égoïsme si sincère, d'une mélancolie si naturelle, d'une violence d'ambition si inassouvie, et parfois d'une verve si acerbe et si vindicative, que l'on peut désormais établir sur son caractère un jugement définitif. Cette confession éclaire et complète les Mémoires d'Outre-Tombe; mais, si l'homme ne grandit pas, l'écrivain n'est pas atteint.
Source : Gallica

Portrait de Agénor Bardoux Agénor Bardoux La duchesse de Duras : études sociales et politiques (1898)

Je voudrais bien, cher frère, que votre politique fût dirigée dans le sens pacifique et je tremble que non. Je verrai Villèle dimanche et lui parlerai à fond de vous. Écrivez-lui et gardez vos bons rapports ! Dites à lady Glingall que je n'imprime rien. Mes livres aiment la solitude. »
Chateaubriand, tout en se promenant dans le parc de Kensington avec ses rêveries, et tout
en se prêtant aux mondanités de la haute société britannique, travaillait avec acharnement à ses fins. Il n'avait vu dans la dernière lettre de madame de Duras que cette ligne : « Je verrai Villèle dimanche. »
Source : Gallica

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