Agénor Bardoux,
Études sur la fin du XVIIIe siècle…
(1884)
“ Et, avec une modestie égale à sa bonne foi, Montmorin ajouta : « Éclairez-moi, secondezmoi! Je n'ai jamais rêvé sur la constitution des empires, ce n'est pas là mon métier; je le ferais mal. Il me faut des gens habiles et je ne compte que sur vous. » Mirabeau, très ému, prit les mains de Montmorin : « Ce n'est pas le ministre du roi, forcé quelquefois de jongler, que je viens d'entendre, répondit-il ; c'est un homme d'honneur qui m'a parlé et qui ne veut pas me tromper. Je vous servirai, je vous seconderai de tout mon pouvoir. » A partir de ce jour, l'intimité des deux côtés fut absolue. ”
