André Beaunier,
Revue des Deux Mondes
“ Sauf quelque hésitation de la forme, voilà déjà le tour des véritables pensées de Joubert, leur subtilité ravissante. L’idée a des facettes qui, l’une après l’autre, brillent différemment. Ces facettes : les mots d’innocence, d’ignorance et de vertu. Elles passent vite ; leur jeu est joli. Mais ce n’est pas du tout la pensée d’un innocent, cette pensée qui distingue si bien l’ignorance et la vertu, cette pensée vertueuse et qui goûte, comme de loin, l’amabilité naïve de l’ignorance : on n’est plus naïf, quand on ressent les délices de la naïveté. ”
